Illustration : Christine Salem
Illustration : Christine SalemIllustration : Christine Salem

Musique

KOMOR BLUES, LE PREMIER CLIP DE CHRISTINE SALEM

BAT'CARRE N°8 | Propos recueillis par Guillaume Perroux - Photos Agence VEKHA -

Au rythme du Kayanm, son instrument de prédilection, Christine Salem ouvre les portes d'un maloya hypnotique, vibrant, qui prend aux tripes, un mélange raffiné de transe et de blues.
Elle vient de sortir son premier clip Komor Blues, un voyage musical sur ses vingt dernières années à voir et à revoir sans se lasser !

 

Christine Salem "Komor Blues"

Réalisation : Elsa Dahmani © Lundi Production / PixelDealer © Cobalt - Mars / Avril 2014

 

 

 

Qu’est ce qui aura le plus marqué ton année 2012 ?

Professionnellement, on peut parler du concert Sacem que j’ai fait au IOMMA en mai dernier. Il est à la source de toute une nouvelle dynamique de travail. Mon manager, mon producteur et mon tourneur étaient présents et ils ont tenté ensemble de voir comment ils pouvaient optimiser ce qu’il se passait.

Côté perso, j’ai pris la décision d’arrêter mon travail au CAP, c’est vraiment une année de changement !

2013 commence sous de bons auspices, avec la sortie de ton cinquième album " Salem Tradition ". Pourquoi cet hommage aux dix ans de carrière sous ce nom ?

C’est 15 ans de carrière ! C’est une décision prise dans la foulée du IOMMA, nous voulions créer un lien entre l’ancienne formation et la nouvelle, pour ceux qui n’avaient pas encore capté.

Tu as composé deux titres avec Moriarty. Il en résulte une superbe alchimie. Comment s’est passée cette collaboration ?

Fliiiiiii (sifflet) C’est une rencontre qui date de quelques années ! Thomas, un des musiciens, était notre régisseur de tournée. J’ai rencontré Rosemary quand elle a fait le premier Sakifo et on s’est souvent vu par la suite ici, ailleurs ; nous avions aussi une copine en commun et puis un jour on a eu envie de faire quelque chose ensemble et c’est parti

Raconte-nous d’où est née cette rencontre complice avec Rosemary Standley.

Je viens de le dire, c’est l’histoire d’une rencontre et d’une amitié.

Le premier morceau de ce nouvel opus se nomme " Ti Blé " en référence à ton surnom. D’où te vient-il ?

De mon papa. Il rêvait d’une petite cafrine (il était yab !) et quand il m’a vue j’étais au-delà de son espérance et il m’a appeléeTi blé !

Les paroles de tes chansons sont un mélange aux accents créoles, arabes, malgaches et swahilis. Une inspiration en lien avec ta quête identitaire ?

Oui, c’est en lien avec mes ancêtres. Ces dernières années, j’ai beaucoup cherché en allant dans les pays voisins (Comores, Madagascar et Zanzibar). Ca m’a permis de mieux comprendre qui je suis.

Le Maloya est une musique qui amène à la Transe. Est-ce un support nécessaire pour ton écriture et tes compositions ?

Certains morceaux me viennent sur scène, mais j’en écris aussi. J’accueille ce qui vient quand ça arrive et ça peut avoir plusieurs formes.

Tu te nourris de la scène, peux-tu nous expliquer ce que tu ressens dans ces moments d’intense créativité ?

Une énergie incroyable !

Quels sont les combats, les engagements de Christine Salem ?

Il me semble important de positiver la transe et le côté mystique du maloya. Souvent quand on parle de service Kabaré, on voit la sorcellerie, le diable… moi j’ai envie de changer ce regard. Si tout ça n’était pas positif, je ne serais pas en train de vous répondre.

Pour 2013 quelles sont tes bonnes résolutions ?

Peace and love

Et apprendre l’anglais !