Illustration : Jace l'artiste tout-terrain
Illustration : Jace l'artiste tout-terrainIllustration : Jace l'artiste tout-terrainIllustration : Jace l'artiste tout-terrainIllustration : Jace l'artiste tout-terrainIllustration : Jace l'artiste tout-terrainIllustration : Jace l'artiste tout-terrainIllustration : Jace l'artiste tout-terrainIllustration : Jace l'artiste tout-terrainIllustration : Jace l'artiste tout-terrainIllustration : Jace l'artiste tout-terrainIllustration : Jace l'artiste tout-terrainIllustration : Jace l'artiste tout-terrainIllustration : Jace l'artiste tout-terrainIllustration : Jace l'artiste tout-terrainIllustration : Jace l'artiste tout-terrainIllustration : Jace l'artiste tout-terrainIllustration : Jace l'artiste tout-terrainIllustration : Jace l'artiste tout-terrainIllustration : Jace l'artiste tout-terrainIllustration : Jace l'artiste tout-terrainIllustration : Jace l'artiste tout-terrain

Rencontre

Jace, l'artiste tout-terrain

BAT'CARRE N°13 | Texte : Francine George - Photos et Illustrations © Jace -

Jace fête les 25 ans de son Gouzou à la cité des arts.

Une expo haute en couleurs et en surprises !

 

Il marche d'une allure de géant, le dos légèrement courbé - l'habitude de se camoufler dans une capuche ? - un pas chassant lourdement l'autre. Mais ce qui le caractérise vraiment c'est l'infinie gentillesse qui émane de son regard, un regard tout sourire, d'une grande finesse. Jace, l'homme invisible, plus par jeu que par nécessité aujourd'hui, la quarantaine sonnante, a toujours envie de jouer les diablotins dans la rue. Père du Gouzou depuis maintenant 22 ans, cet artiste réunionnais à la dimension internationale, a dessiné son petit bonhomme ocre dans les endroits les plus visibles comme les plus inaccessibles. Un tag, une grande fresque, le Gouzou, aujourd'hui une institution, a investi la planète et livre son message, léger, drôle, tendre, absurde, caustique ...
Très sensible à la rencontre et à l'échange, l'artiste subversif, le roi du détournement, cherche toujours de nouvelles pistes à explorer. Dernièrement, il a marqué d'un geste artistique le tunnel d'entrée dans la capitale de l'outre-mer autant qu'il a peint, avec grand bonheur, les toiles des pêcheurs Vezo à Madagascar. Derrière l'artiste, se cache un grand professionnel au coeur tendre.

Retour sur l'entretien avec Jace réalisé en 2015.

 

Qu’est-ce qui vous a amené au graff ?

J’ai utilisé ma première bombe lorsque j’avais dix ans pour peindre mon vélo d’un beau rouge pailleté.  S’il vous plaît ! Au lycée, je lisais beaucoup de comics et puis, en cours de dessin, je suis tombé sur un livre Subway Art qui retrace le travail des graffeurs new-yorkais sur le métro et ça a été un grand choc pour moi, j’étais en admiration devant ces légendes du Graffiti. J’ai eu un gros flash, je trouvais ça cool, ce côté underground. C’était l’époque du Hip-Hop, de la culture skate, j’étais en plein là-dedans. À La Réunion, nous étions une poignée à peindre sur l’île lorsque j’ai commencé mes premiers tags en 1989.

Comment est né le Gouzou ?

J’ai d’abord tâtonné. À l’époque, c’était le dogme de la lettre et je souhaitais réaliser quelque chose de plus personnel, c’est comme ça qu’est né ce petit personnage coloré en ocre, sans visage, un peu baba cool. C’était en 1992. Au début, j’intervenais sur des affiches publicitaires que je détournais et aussi sur les affiches de minitel rose, il y en avait beaucoup à l‘époque.

Et maintenant le Gouzou est devenu une institution…

Oui, le Gouzou est majeur et vacciné, il a maintenant 22 ans ! À l’origine, le Gouzou était simplement une bouffée d’oxygène, je me destinais à faire de la déco, des choses plus sérieuses et je m’éclatais à dessiner, en parallèle, des Gouzous dans la rue. Et puis, le public a répondu favorablement. Ça s’est enchaîné naturellement, les gens se sont intéressés à moi, j’ai travaillé sur différents supports,  j’expose en galerie, mais je continue à peindre dans la rue. C’est important pour moi de me dire que je me lève le matin, j’ai quelque chose à dire, quelque chose à partager, je ne suis pas le énième mouton qui traîne ses pieds pour aller bosser.

Pourquoi le Gouzou sans visage ?

Cela permet tout simplement à chacun de s’identifier, d’imaginer ce qui lui passe par la tête en voyant mon petit personnage, c’est une façon aussi de lui donner plus de force dans certaines situations.

Que raconte le Gouzou ?

Je ne délivre pas forcément des messages avec le Gouzou, je m’insurge bien évidemment contre ce monde capitaliste, contre le monde boursier, ce pouvoir financier qui nous domine, contre la consommation à outrance. Mon personnage est dans la dérision, mais aussi dans l’auto-dérision, je dénonce également ma propre bêtise !

Vous avez des formes d’expression assez caustiques parfois…

Oui, j’essaye d’exprimer mon engagement avec humour, c’est parfois incisif. Mais, parfois, il y a des choses plus poétiques. Une fois, j’avais détourné une affiche publicitaire pendant une campagne électorale, et je l’ai vue, par la suite, placardée dans le bureau d’un élu !

Comment ça se passe, vous faites du repérage avec une idée en tête ou vous improvisez sur place ?

Il n’y a pas de processus défini. Je tombe sur un spot qui m’inspire et je crée de toutes pièces ou je feuillette mon carnet de dessins, et je trouve quelque chose qui me plaît. Parfois, je repère un spot et je me dis, il n’y a qu’à cet endroit-là que je peux exprimer cette idée. Donc, ça dépend…

Le temps de créer un Gouzou…

Une peinture de jour peut durer cinminutes à plusieurs heures. Mais, en général, je ne m’éternise pas sur les lieux du crime. Il m’est arrivé de peindre un mur pendant 7 heures, la nuit, sans lumière et d’autres  fois trois murs d’affilée.

Les risques du métier…

Pendant de nombreuses années, j’ai joué avec le feu. Je me suis fait arrêter moult fois, j’ai eu des amendes, des menaces de plaintes. La pire expérience, c’est à New York. C’était en 1999. Quand je suis parti là-bas, j’étais comme fou. C’était comme si je partais en pèlerinage, je me rendais à la Mecque du Graffiti ! J’étais avec des potes du côté de Broadway. Alors là, tolérance zéro ! On avait à peine sorti nos bombes – qui, entre nous soit dit, avaient déjà été retenues à l’aéroport pendant 24 heures dans nos sacs alors que ça se passait bien avant le 11 septembre– que les flics sont arrivés. Ils m’ont embarqué, menotté et je suis resté en garde à vue pendant trente heures. Je n’en menais pas large. J’avais un avocat commis d’office. Il a cherché le propriétaire du mur – pourri- et il ne le trouvait pas. Puis, ils m’ont enfin relâché en me disant que je n’étais pas le bienvenu aux USA ! J’avais la boule au ventre, mais j’y suis retourné pour exorciser ma peur.

Les risques physiques…

J’ai un affreux vertige, mais ça ne m’empêche pas d’aller graffer une falaise la nuit, accroché à un arbre, ou à un rocher, parfois dans des postures vertigineuses.

Vous avez réalisé le pilier témoin du pont Saint-Étienne, le tunnel du Barachois…

C’était vraiment du sport. Pour le pilier, ça n’a pas été facile. Pour le tunnel, c’était encore pire, je me suis greffé sur les travaux pendant trois nuits. Il n’y avait pas de nacelle, c’était vraiment acrobatique !


Depuis le 11 septembre, la réglementation est devenue drastique pour les aérosols…

Oui, nous n’avons plus le droit de voyager avec nos bombes aérosols. C’est toute une organisation, il faut les commander dans le pays où l’on va, parfois j’ai des contacts, ça s’arrange bien, ce n’est pas toujours facile, je m’adapte !

La chasse aux Gouzous…

Ce n’est pas un travail en solitaire, les gens réagissent à ce que je fais, il y a une vraie interaction avec le public. Quand je voyage, je m’amuse avec les clichés locaux, c’est souvent efficace. Parfois, je peux faire peur, avec mon  grand chapeau, mes lunettes et mon masque, parfois les gens rigolent, parfois j’ai quelques surprises…

Par exemple…

Au Havre, j’avais trouvé sur la plage un vieux tuyau percé, et je me suis dit, tiens ça fera bien la trompe de l’éléphant, je sors mes bombes et en un temps, trois mouvements, je fais mon dessin. Dans mon dos, j’ai entendu une maman dire à son fils : " Viens voir, il y a un crocodile, là. " … Je me suis dit, oups, il est temps que je m’en aille !


Vous parlez d’interaction avec le public, quel exemple vous a marqué…

J’étais pion dans un collège pendant mes études et j’avais sympathisé avec un jeune.  Il m’a demandé de faire le logo et un mur d’une Poussada, une sorte d’auberge au Brésil. J’étais donc avec lui dans les quartiers chauds de Fortaleza, et on s’est fait une virée de nuit. Je ne parlais pas un mot de portugais, ni de brésilien. Je l’ai donc suivi avec ses potes, on a commencé à peindre ensemble, à gauche, à droite, et puis je me suis mis à peindre un gamin avec des flingues, et je me suis retourné pour lui demander comment ça se disait en brésilien, et là, j’avais en face de moi la maman avec plein de gamins autour qui me regardaient et il y en avait un qui portait un flingue !

Lorsqu’un Gouzou disparaît…

Oui, c’est un art éphémère, je le sais bien. Même si les peintures à la bombe sont tenaces, il y a des couleurs qui passent plus vite avec les UV, comme le rose, le violet, le rouge. On peint souvent sur des endroits qui sont destinés à être détruits aussi.  L’œuvre achevée, j’ai appris à m’en détacher. En 25 ans de pratique et avec plusieurs milliers de graffs à mon actif, il ne doit en subsister que 10 %, au mieux !

Récemment, à Saint-Pierre, l’équipe de nettoyage de la CIVIS a repeint une de vos fresques murales alors que par ailleurs, elle vous a commandé le relooking de ses bus…
J’étais évidemment un peu déçu, d’autant qu’il y avait des murs bien plus crasseux à nettoyer et, ce qui m’a étonné, c’est que nous avions reçu l’autorisation de peindre. Après, l’humain est une erreur…Euh…Pardon, l’erreur est humaine. Mais, toute blague mise à part, c’est surtout dommageable pour les étudiants qui se sont investis dans le projet et pour les marmailles malentendants qui l’ont réalisée, ils étaient tellement contents de leur après-midi. Maintenant, il ne faut pas en faire une affaire d’État, c’était une erreur.

Vous avez souvent affaire à ce genre d’erreur…

Ça m’est déjà arrivé justement sur Saint-Pierre pour le seul mur pour lequel j’avais reçu une autorisation, c’est à se demander ! Bon, en contre-exemple, je peux dire que la Communauté d’agglomération m’a demandé s’ils pouvaient effacer une de mes interventions, car la surface initiale était pourrie et ils m’en ont ensuite commandée une autre.

Vous gardez une trace de vos dessins….

J’archive tous mes dessins dans des carnets. Mes créations sont protégées.

À ce sujet, vous avez intenté un procès à une marque chinoise…

Oui, ce n’était pas évident du tout. C’était en 2007, un fabricant de textile chinois avait plagié mon Gouzou sur une chemise. C’est pas facile de gagner un procès avec eux, parce qu’ils ont des moyens colossaux, c’était vraiment David contre Goliath et ils partent du principe qu’ils nous font l’honneur de nous copier. Mais j’ai tenu bon, et ça a fait jurisprudence.

Les Gouzous font partie du paysage réunionnais, ils ont parcouru le monde, mais c’est à partir du Havre que tout a décollé…

Oui, j’ai commencé en Métropole dès 93, lorsque je suis parti au Havre, ma ville natale, pour finir mes études de Bio. C’est une ville portuaire et industrielle, reconstruite après-guerre en béton gris, un bon terrain de jeu ! En 1996, j’ai fait ma première expo collective, Biograffiti. De là, je suis parti en Europe, en Angleterre, en Italie, en République Tchèque, en Allemagne,  dans le quartier rouge d’Amsterdam, où j’ai eu un peu chaud aux fesses, les mecs n’aiment pas trop que l’on intervienne sur leur mur, ça devient un repère trop visible. Puis, New York, le Brésil, la Chine, l’Inde, la Thaïlande, l’Afrique du Sud… Peindre dans la rue est propice à la rencontre et ça m’a aussi donné la possibilité d’échanger avec les artistes du pays, ce qui est toujours une belle expérience.

Vous avez investi les rues, mais vous avez fait pas mal d’expositions…

Oui, j’ai fait plusieurs expos à Paris, en Métropole, à Londres, Budapest, Bombay, Bangkok, Capetown, Johannesburg…. L’expo collective de Bombay était intéressante. Nous étions plusieurs artistes réunionnais à partir en Inde, Pondichéry puis Bombay. C’était dingue parce que tout ce qui est du domaine public est soumis à une autorisation préalable encore plus stricte qu’ailleurs. À Bombay, je me suis évadé du groupe et je suis parti tout seul, de mon côté. Et pendant 15 jours, je me suis perdu dans les rues de Bombay à taguer dès qu’un endroit me plaisait. C’est une grande mégapole, il y avait du monde partout. Je me sentais mal à l’aise. Les gens s’agglutinaient autour de moi, c’était assez intrusif, j’aime bien avoir mon espace, mais d’un autre côté, c’était super, ça avait un goût de reviens-y.  Le style Bollywood, plein de couleurs, m’a inspiré pendant plusieurs mois.

Vous êtes exposé à la galerie MathGoth à Paris…

Oui, c’est en plein quartier chinois. J’avais auparavant fait une expo dans leur loft une année, ça avait bien marché, on a sympathisé et puis voilà ! Il y a la galerie Hamon au Havre où je suis en expo permanente aussi.

L’endroit, à l’étranger, où vous vous êtes senti le plus à l’aise ?

En Thaïlande, les gens sont tellement gentils, toujours prêts à rendre service, ils regardent en silence, ça changeait de la cohue de Bombay. Et bien sûr, à Madagascar, c’est un endroit fétiche pour moi, c’est ce qui me tient le plus à coeur.

Quelle est l’expérience qui vous a le plus marqué ?

À New York, j’ai fait une résidence d’artistes dans le quartier de Manhattan pendant deux mois sur un immeuble à l’abandon. Nous étions plusieurs artistes à l’intérieur et à l’extérieur. C’est ce qui est chouette dans le Graff, on met son ego de côté et on peut réaliser une œuvre à plusieurs artistes en l’espace de quelques heures.

D’autres prestations, un peu atypiques….

Oui, à Pantin, sur le canal de l’Ourq, j’ai réalisé une énorme fresque de 20 mètres de haut. Et puis, un clin d’oeil, j’ai fait un tag sur un mur qui a servi de décor au film Régis Wargnier Pars vite et reviens tard avec José Garcia.

Comment vous percevez les ateliers en prison…

Je reviens d’un atelier de graff à Mayotte et ça m’a beaucoup marqué. La prison, c’est un lieu hermétique, ce n’est pas l’espace de la rue. Ça me donne des frissons à chaque fois que je passe la porte, j’ai grandi dans l’univers du Graffiti et ça me pend au nez à chaque fois. Je me dis tiens, si je me fais arrêter dans un pays étranger, voilà ce qui va m’arriver. D’ailleurs, c’est ce qui m’est arrivé à New York.
J’ai déjà fait plusieurs ateliers, au Port, à la prison de Domenjod, au Havre, à Madagascar… et à chaque fois, c’est vraiment un grand moment. C’est une parenthèse d’un côté comme de l’autre. Pour les prisonniers, c’est comme une touche d’espoir, une façon de se projeter dans l’avenir, et pour moi, j’apprends beaucoup d’eux, de leurs conditions de vie. C’est une vraie rencontre.

Vous ne vous exprimez pas seulement sur un mur, un bout de tôle ou une falaise, mais aussi sur les voiles des pirogues de pêcheurs…

Oui, le délire ! La première fois, en 2003, nous étions cinq, quelqu’un filmait aussi. Ça avait mal commencé, nous nous sommes fait prendre nos bombes de peintures à l’aéroport.  Les pêcheurs, des personnes vraiment adorables, nous ont préparé des décoctions de plantes, du goudron fondu…pour que nous puissions retrouver les couleurs que l’on nous avait confisquées.  
Madagascar, pour moi, c’est toujours un grand événement.
Au moment où toutes les voiles ont été mises à l’eau, c’était magique, comme un rêve de gamin !
C’est à Madagascar où je ressens le plus de choses. Il n’y a pas d’eau, pas d’électricité, c’est un voyage dans le temps. On a l’impression d’être un saltimbanque, là-bas.
J’y suis reparti en 2009 avec d’autres artistes en partenariat avec le Leu Tempo festival.  On a monté un projet. On leur offrait des voiles toutes neuves et on prenait leurs vieilles voiles pour faire une expo ici.
En 2013, j’ai invité huit artistes, on a monté des partenariats avec Air Madagascar et Mauvilac sur le même principe, on leur a donné quarante voiles neuves, les huit artistes, des graffeurs italiens, espagnols, métropolitains, réunionnais, chacun avec sa propre écriture... nous sommes partis trois semaines là-bas, c’était un festival !
On va faire un DVD et sortir un livre.


Vos sources d’inspiration aujourd’hui ?

Au départ, ça a été bien sûr la BD, Hergé en particulier, puis la mouvance graffiti new-yorkaise et parisienne des années 70-80. Keith Haring, notamment,  et maintenant, c’est plus le quotidien, ce qui m’entoure, ce qui me fait réagir.

Et au niveau musique, toujours attaché au Hip-Hop ?

Non, ça varie tous les jours, j’aime beaucoup les artistes réunionnais, autant que la musique punk, la musique indienne, le reggae…

Vous avez publié quelques ouvrages sur les Gouzous à travers le monde, mais aussi les fiches d’électrocution scolaires qui ne sont pas à mettre entre toutes les mains …

Je suis un autodidacte, mais mon univers reste le dessin. Je continue à explorer plein de pistes. Là, il s’agit de fiches scolaires très moralisatrices qui datent de quarante ans et je me suis fait un plaisir de les détourner.

Votre avenir immédiat…

Des projets dont je ne peux pas encore parler et d’autres qui se précisent, un atelier avec des jeunes à Diego Suarez, un atelier en prison à Mada aussi, un projet pour le carnaval en Colombie…

Vos lieux d’évasion

Je vis au Tampon, en pleine nature et quand je pars, j’ai envie de voir du monde, que ça grouille, qu’il y ait le plus de spots possibles, pour moi la ville, c’est l’exotisme !

Votre rêve

J’ai un projet de film d’animation et j’aimerais bien faire un film comme Kusturica, c’est un fou, c’est absurde…et ça me plaît ! Depuis le début, la vie m’a réservé de belles surprises, alors, je me laisse porter.

Le mot de la fin…

Tant que ma main droite fonctionne en adéquation avec mon cerveau, je continuerai à égayer le quotidien des gens, n’en déplaise à certains….