Illustration : À l'est de Madagascar
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À l'est de Madagascar

BAT'CARRE N° 13 | Texte : Francine George - Photo : Sébastien Marchal -

Au centre de l'Éden, il y a le canal des Pangalanes situé sur la côte Est de Madagascar. Le chapelet d'îles, dont l'île Sainte-Marie et l'île aux Forbans, lui font écho juste en face de Tamatave, premier port de Madagascar. Un voyage dans le temps et dans l'espace à nul autre pareil.

Tamatave, le port d’attache

L’océan est ainsi du côté de Tamatave, fougueux dès les premières lueurs du jour. D’un bleu de nacre, il déverse sans relâche ses rouleaux, laissant une brume rafraîchissante sur le rivage d’où l’on peut observer le va-et-vient des pêcheurs qui poussent leurs barques ou tirent leur filet, le soir venu. Il est toutefois déconseillé de s’y baigner, mieux vaut partir plus au nord, pour profiter du lagon de Foulpointe. Toamasina – Tamatave - pays des Betsimisaraka – en traduction littérale, les nombreux qui ne séparent pas -  est située à 360 km de Tana, sur la côte est de Madagascar face à l’Océan Indien. Le plus grand port de l’île rouge, construit en eaux profondes en 1929, après que le cyclone de 1927 ait détruit la ville, fournit 35 % des emplois directs.  Port pétrolier, une grande raffinerie longe la zone portuaire laissant au paysage ses masques ingrats d’activités industrielles… Point d’arrivée des denrées importées à Madagascar, c’est aussi le point de départ des denrées exportées, café, vanille, poivre, girofle…La ville sent bon les épices, surtout au marché où elles sont vendues en petits sachets. On peut y déguster, paraît-il, les meilleures soupes chinoises de tout l’Océan Indien.

Il est très agréable de flâner dans Tamatave, ville plate, quadrillage du centre facilitant le repérage, pousse-pousse à bras ou à vélo, dès qu’un brin de fatigue se fait sentir, grandes allées bordées de banians, à l’ombre desquels une pause contemplative n’est pas inutile. De nombreuses excursions s’effectuent à partir de Tamatave. Tout près, sur l’île aux prunes, le plus grand phare de l’Afrique s’érige à 60 mètres de hauteur. Aux alentours, réserves naturelles et parcs zoologiques permettent de découvrir la beauté sans pareil de la forêt tropicale où se logent caméléons et lémuriens qu’il est toujours plaisant de croiser sur son chemin.  Tamatave, c’est aussi le point de départ d’un fabuleux voyage sur le canal des Pangalanes et vers l’île Sainte-Marie….


Sainte-Marie, l’île aux forbans

Très longiligne, l’île Sainte-Marie s’étire sur presque 50 km de long et ne mesure que 5 km de large. Ile principale d’un archipel de petites îles, le paysage est très diversifié du nord au sud. Lagon et eau turquoise au sud, mangrove à l’est, forêt tropicale au centre, piscines naturelles au nord, station balnéaire à l’ouest, et partout, la gentillesse des habitants, le calme et le charme d’antan retrouvés. Le chef-lieu Ambodifotatra est un village qui recèle quelques trésors historiques, le Phare des Sorciers, le square Albrand, la fontaine de Saint-Ignace, le vieux port du petit barachois, l’ancienne citadelle de la Compagnie des Indes, et la toute première église catholique de Madagascar.  Observatoire des baleines à bosse de juin à septembre, l’île Sainte-Marie bénéficie d’un climat tropical clément.
Située aux confins de deux grandes routes commerciales, celle de la Mer rouge et celle de la route des Indes, elle fut, au 17e et au 18e siècle,  un refuge pour les pirates. De grands noms de la piraterie y sont évoqués, John Avery, William Kidd, la Buse… et dans la baie des Forbans, plusieurs vaisseaux y ont échoué. Un projet de recherches archéologiques maritimes est lancé… la chasse au trésor est ouverte !  


Le canal des Pangalanes où coule la vie douce

Entre lacs et lagunes, le canal des Pangalanes  démarre à Tamatave pour s’éteindre 700 kilomètres plus bas à Farafangana en longeant l’océan. Les jours s’écoulent souriants et paisibles sur le canal des Pangalanes. Les habitants des rives puisent dans la forêt les ressources de la terre, et sur le fleuve, pêchent encore à la nasse. Des boutres glissant sur l’eau, on aperçoit quelques constructions éparses sur pilotis et des enfants qui courent en riant et puis viennent sauter dans l’eau pour se rafraîchir. Parfois, on peut croiser des embarcations précaires faites de bois évidés qu’un pêcheur dirige à la pagaie. Le soir, les berges s’animent, toilette, vaisselle, brossage des dents, chacun vaque à ses occupations avant la veillée nocturne. Une grande parenthèse pour respirer l’air de la vie !

L’histoire du canal des Pangalanes remonte au temps de la colonisation française. Le général Gallieni ordonna en 1896 la construction du canal pour faciliter les transports de marchandises qui échouaient souvent sur les bancs de sable et qu’il fallait transborder d’une rive à l’autre de ce maillage inextricable de lacs, de lagunes et de cours d’eau. L’objectif de Gallieni étant de prendre possession des lieux afin de pouvoir exercer un meilleur contrôle sur sa région administrative. Cette nouvelle voie fluviale a été inaugurée en 1901.


 Office Régional de tourisme de Tamatave :

Maison de l’Information
83, Boulevard Joffre Toamasina 501 - Madagascar
Tel : +261 (0)20 53 349 06 – GSM : +261 (0)34 45 450 85
E-Mail : accueil.ortt@moov.mg ou direction.ortt@moov.mg
http://www.tamatave-tourisme.com

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